J’ai envie de dire

Autocensure.

Un nouveau métier est en train de percer aux USA, et il y a fort à parier qu’il débarque un jour ou l’autre en France. Le métier de “sensitivity reader” (ou “diversity editor”).

Un sensitivity reader est un relecteur qui, à la demande de l’auteur ou de la maison d’édition, débusque tout ce qui, dans un manuscrit, est susceptible de heurter la sensibilité des potentiels lecteurs. Tout passage pouvant être considéré comme offensant ou désobligeant – sexisme, homophobie, racisme, etc. – pour le lecteur est traqué et éradiqué de l’œuvre.

L’éditeur évite ainsi de coûteux procès (en termes financiers comme d’image) ; l’auteur apparaît lui plus clean que clean et ne risque plus d’être conspué sur les réseaux sociaux.

Et le lecteur ? Et bien il reste bien sagement dans sa zone de confort, dans le cocon de ses certitudes.

Mais est-ce vraiment ça qu’on attend de la littérature ?

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